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Lundi 25 février 2008

25  Février 2008
Traitement des eaux résiduaires: la France reste en infraction avec ses 98 stations d’épuration non conformes

A un peu plus de quatre mois de l'accession de la France à la présidence de l’Union, celle-ci n’a toujours pas réagi au dernier avertissement que la Commission européenne lui avait envoyé fin janvier. La Commission l'invitait à faire mettre rapidement les installations de traitement des eaux résiduaires de ses collectivités territoriales aux normes européennes pour éviter d'être poursuivie pour la deuxième fois devant la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) et de se voir infliger une amende -estimée à 300 millions d’euros par un récent rapport de Fabienne Keller, maire de Strasbourg.
Selon la Commission, la France ne respecte toujours pas la directive communautaire de 1991 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires, bien qu'elle ait déjà été condamnée par la CJCE pour ce motif.
La directive sur le traitement des eaux urbaines résiduaires fait obligation aux grandes villes de l'Union européenne de collecter et de traiter leurs eaux urbaines résiduaires. Le principal traitement des eaux résiduaires prévu par la directive est le traitement biologique ou «secondaire». La date butoir pour la mise en service de ces infrastructures était le 31 décembre 2000. La directive prévoit un traitement «tertiaire» plus contraignant lorsque les eaux résiduaires sont rejetées dans des cours d'eau dits «sensibles», traitement qui passe par l'enlèvement du phosphore et/ou de l'azote. Ce système devait être mis en place pour le 31 décembre 1998 au plus tard.
La Commission avait décidé d’envoyer à la France un dernier avertissement au motif qu’elle n’a pas respecté un arrêt rendu en 2004 par la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) statuant sur le traitement des eaux urbaines résiduaires dans certaines zones sensibles.
En vertu de la jurisprudence, la CJCE a condamné la France pour non-désignation de onze zones comme zones sensibles et pour inadéquation des installations de traitement dans plusieurs localités qui rejettent leurs eaux résiduaires dans ces zones. La CJCE a également constaté que 121 collectivités avaient enfreint la directive en rejetant leurs eaux résiduaires dans des zones ayant déjà été déclarées comme zones sensibles. A noter que la directive utilise le terme technique d'«agglomération», qui désigne une zone dans laquelle la population et/ou les activités économiques sont suffisamment concentrées pour qu'il soit possible de collecter les eaux urbaines résiduaires pour les acheminer vers une station d'épuration ou un point de rejet final.
En 2006, la France avait désigné les onze zones comme zones sensibles. Toutefois, 140 communes – notamment la ville de Paris – continuent de rejeter leurs eaux résiduaires dans ces zones sensibles. En ce qui concerne les 121 localités rejetant leurs eaux usées dans les zones déjà désignées en tant que zones sensibles, la France a procédé à leur réorganisation en 164 localités, ce qui a permis à certaines d'entre elles de ne plus atteindre le seuil de 10.000 habitants à partir duquel la directive s'applique. La Commission estime que la «réorganisation des villes effectuée par la France dans le but d'éviter de devoir se conformer à la directive est inacceptable et demande à la France d'appliquer la directive dans toutes les localités couvertes par l'arrêt de la Cour.»
En mai 2007, la France a notifié à la Commission la situation des localités et son calendrier pour l'exécution de la décision. Il semble que certaines localités ne seront pas dotées d'équipements de traitement des eaux résiduaires avant 2011, soit sept ans après l'arrêt de la Cour et douze ans après le délai fixé par la directive. La Commission juge ce retard «déplorable et demande instamment à la France de construire, dans les plus brefs délais, des installations de traitement des eaux résiduaires dans toutes les localités concernées.»
En octobre dernier, Jean-Louis Borloo avait demandé que soit mis en place un suivi hebdomadaire des six agences de l’eau, afin qu’aucune collectivité ne puisse laisser de côté la question du traitement de ses rejets d’eaux usées. Le plan d’action doit cibler très précisément les 98 stations d’épuration non conformes en fin d’année 2007 (les 68 qui n’ont pas dépassé les études et les 30 qui devraient juste commencer):
- mise en demeure de toutes ces collectivités, en leur demandant la réalisation d’un planning d’investissement et les études de faisabilité dans un délai d’un an;
- consignation des fonds nécessaires sur le budget des collectivités concernées qui n’exécuteront pas les mises en demeure;
- perte des aides à taux plein et de la totalité des primes de bon fonctionnement pour les collectivités qui n’auront pas conventionné en parallèle avec l’agence de l’eau de leur territoire avant la fin de l’année 2007;
- mise à disposition des collectivités moyennes qui auront des difficultés liées à l’augmentation du prix de l’eau d’une enveloppe supplémentaire de 2 milliards d’euros sous forme de prêts bonifiés avec l’aide de la Caisse des Dépôts.
Jean-Louis Borloo souhaitait enfin une «totale transparence dans la mise en œuvre de ce plan et a donc demandé la publication sur Internet de la carte de la conformité de l’ensemble des agglomérations française avant la fin du mois (NDLR:: octobre 2007).» La carte en question n’est toujours pas publiée.

Pour voir les procédures d'infraction visant la France au 31/01/2008 (liste par Etat membre): voir premier lien ci-dessous.
Pour consulter la directive n° 91/271/CEE, voir second lien ci-dessous.


Liens complémentaires :
http://ec.europa.eu/community_law/eulaw/decisions/dec_08_01_31.htm
http://admi.net/eur/loi/leg_euro/fr_391L0271.html
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Mercredi 30 janvier 2008

Développement durable

30  Janvier 2008
Lutte contre le réchauffement climatique: la Commission européenne lance la «Convention des maires»

Pour Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne chargé de l’énergie, «les villes représentent aujourd’hui l’endroit idéal pour mettre en œuvre des idées nouvelles et des projets novateurs destinés à lutter contre le réchauffement climatique. Elles sont aussi des espaces publics où il est possible de trouver des solutions multiculturelles et intersectorielles, et où l’on peut arriver à concilier les intérêts privés et publics». Cette lutte contre la menace que représente la crise climatique «doit se fonder sur la participation de la population», a-t-il ajouté à l’occasion du lancement par la Commission européenne, mardi 29 janvier, de la «Convention des maires».
Il a aussi considéré que «c'est le niveau local qui convient le mieux pour gérer ce problème complexe». Cette convention constitue l’initiative «la plus ambitieuse à ce jour» pour faire participer la population à la lutte contre le réchauffement planétaire. Elle fait suite à une consultation informelle auprès de nombreuses villes d’Europe (1), dont les maires se joindront à la Commission pour le lancement de la convention. Celle-ci consiste, pour les villes qui y adhèrent, à s’engager officiellement à dépasser les objectifs de l’UE en matière de réduction des émissions de CO2, grâce à des actions en faveur de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Près de cent villes de toute l’Europe, dont 15 capitales, ont d’ores et déjà manifesté leur soutien à cette convention.
Pour sa part, la Commission soutiendra la mise en commun, entre les villes et régions signataires de la convention, des meilleures pratiques mondiales en matière d’énergie durable, au moyen d’un mécanisme de «critères d’excellence». Un secrétariat de la convention, financé grâce au programme Énergie intelligente – Europe, gérera les tâches de contrôle, de mise en réseau et de promotion liées à ce nouveau défi.
La Commission veut, désormais, élaborer la version finale du texte au moyen d’une consultation officielle, puis fixer un délai pour l’adhésion formelle à la convention. En parallèle, plusieurs débats et manifestations de haut niveau se tiendront pour définir les conditions de participation des entités financières et les critères d’excellence à inscrire dans la convention. Le premier groupe de villes officialisera son adhésion au plus tard lors de la prochaine semaine européenne de l’énergie durable qui se tiendra en 2009.

Pour lire le communiqué de la Commission européenne, voir lien ci-dessous.

(1) Lors de consultation, près de cent villes de toute l’Europe, dont 15 capitales, ont manifesté leur intérêt. Des représentants élus de Londres, Helsinki, Riga, Berlin, Bonn, Milan, Venise, Nantes, Ljubljana et Varsovie, entre autres, participeront au lancement de cette initiative aux côtés d’Andris Piebalgs, membre de la Commission européenne, et de Michel Delebarre, président du Comité des régions.

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Samedi 26 janvier 2008
Un projet de circuit automobile comparable au Mans est prévu en Dordogne près de Brantôme.L'enquête publique aura lieu entre le 24 janvier et le 25 février 2008
Tout le monde peut envoyer ses revendications (voir ci-dessous) à l'association court-circuit et signer la pétition en ligne :  www.court-circuit-dordogne.com/

Vous pouvez télécharger les documents de l’enquête publique en cliquant sur les liens ci-dessous :

http://aquitaine.lesverts.free.fr/dossiers/circuit24/ENQUETE%20PUBLIQUE%20-%20SEPT%202007.pdf

http://aquitaine.lesverts.free.fr/dossiers/circuit24/back l'enquete publiqueA5pdf.pdf

http://aquitaine.lesverts.free.fr/dossiers/circuit24/Front-Meeting08-02-08A5pdf.pdf

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Vendredi 18 janvier 2008
NAVECOMAT : ECO-CONCEPTION D'UN BATEAU EN MATERIAUX BIOCOMPOSITES
THEME 2 : INGENIERIE, MAINTENANCE, SERVICES NAVALS

Les plastiques et les matériaux composites fréquemment utilisés pour la fabrication des bateaux de plaisance posent un réel problème environnemental. Lorsque ces bateaux parviennent en fin de vie, ils constituent des déchets difficiles à éliminer, leur fabrication génère des émissions de COV (composés organiques volatils), dangereux pour la santé. Alors que la protection de l’environnement devient une préoccupation majeure, et que les règlementations sur l’élimination des déchets se durcissent, la filière nautique se doit de rechercher des solutions alternatives.

Le projet NavEcoMat propose la conception d’un matériau bio-composite haute performance, constitué d’un support en fibre végétale et d’une matrice ou liant biodégradable, compatible avec les contraintes de fabrication et d’utilisation des petites unités de plaisance.
La réalisation, au terme du projet, d’une embarcation prototype, permettra de développer une méthodologie d’éco-conception adaptée, de tester et valider la résistance et les performances du bateau, mais aussi de réaliser son éco-bilan durant son cycle de vie global, de la construction à la déconstruction.
Sur un marché de la construction des bateaux de plaisance, en croissance de 20% par an, où la France tient le 2° rang mondial, la filière bretonne entend prendre une place sur le créneau, appelé à s’élargir, des bateaux conçus dans le respect de l’environnement.
LES PARTENAIRES DU PROJET NAVECOMAT :


Les entreprises :
Plasmor, Theix, porteur du projet : l’entreprise qui construit des embarcations légères (50 % du marché des kayaks de mer en fibres de verre en France, voiliers, moteurs), axe sa production sur les « loisirs verts »,
 
 Groupe Finot, Vannes : architecte naval
 Ahlstrom, Pont-Evêque (Isère) : centre de recherche d'un des leaders mondiaux dans la fabrication et la commercialisation de semi-produits pour l’industrie des composites

Les centres de recherche :
 Université de Bretagne Sud, Lorient : le laboratoire L2PIC (Polymères, propriétés aux interfaces et composites) travaille à l’élaboration de bio-polymères et de bio-composites
IFREMER, Brest : centre de recherche « matériaux marins », étude du vieillissement des bio-composites élaborés

L’association « Reporter Bleu », présidée par la navigatrice Catherine Chabaud, participera à la définition du cahier des charges du bio-composite et du prototype, contribuera à la réflexion sur l’éco-conception  et à la promotion du projet dans le milieu du nautisme


voir   le  site reporter bleu  
de Catherine Chabaud


voir aussi sur le site du Pôle mer Bretagne le projet NavEcoMat
http://www.pole-mer-bretagne.com/navecomat.php

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Vendredi 18 janvier 2008

Le rapport de l'Ifen, l'Institut français de l'environnement nous
rappelle  tristement  qu´une fois de plus les eaux françaises sont
largement polluées par les pesticides : 9 rivières sur dix contrôlées
présentent ainsi un ou plusieurs pesticides ainsi que la moitié des eaux
souterraines.

La France confirme  son rang de premier utilisateur  en Europe et de
troisième utilisateur mondial de pesticides derrière les Etats-Unis et
le Japon. Ce triste record a des conséquences dramatiques pour la
biodiversité mais aussi pour la santé humaine, et notamment de celle des
agriculteurs qui les utilisent.

L´appel de Paris lancé en 2004 par de grands scientifiques dont le
cancérologue Dominique Belpomme indiquait que  le développement de
nombreuses maladies actuelles, et en particulier des cancers, est
consécutif à la dégradation de l'environnement, que la pollution
chimique constitue une menace grave. Que notre santé, celle de nos
enfants et celle des générations futures étant en péril, c'est l'espèce
humaine qui est elle-même en danger.

Le 7 septembre 2007 un sondage avait indiqué que pour plus de  90 % des
Français(e)s la limitation de l'usage de pesticides dans l'agriculture
doit être une des mesures prioritairement adoptée suite au Grenelle de
l'environnement.

Le président Sarkozy avait déclaré  qu’il fallait  interdire en urgence
les pesticides les plus dangereux et proposer un plan de réduction de
50% des pesticides, «si possible dans les dix ans qui viennent». Les
Verts avaient critiqué ce manque d´ambition, non conforme aux
conclusions du groupe de travail mais force est de constater que même ce
plan si peu ambitieux reste une promesse non tenue.

Oui il est possible mais aussi  nécessaire d’interdire les pesticides.
L'amiante a déjà fait des milliers de victimes  et fait encore
actuellement 3000 morts par an.  Ce drame était évitable mais rien ne
fut fait sous la pression des lobbies et la lâcheté de certains hommes
politiques .

Il faut interdire l'utilisation des produits dont le caractère
cancérogène, mutagène et reprotoxique (toxique pour l'appareil
reproducteur) est certain ou probable chez l'homme .

Les Verts demandent l’application du principe de précaution et de
soutenir efficacement l’agriculture bio comme le font par exemple les
élus verts dans les régions et les municipalités..

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