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Jeudi 13 décembre 2007

A l'occasion de l'exposition "Bêtes et Hommes" qui a lieu jusqu'au 20 Janvier à La Villette, je vous livre  une contribution de Patrick Pappola, le "Papours" des forums pour la cohabitation pastorale.

DSCN6718.JPG
1 - Pas assez de concertation avant les lâchers de 2006 ?

Plus de 122 réunions de concertation sur l'ours ont été menées par l'Etat sur toute la chaîne pyrénéenne en 10 ans ! 70 en 1995-1996 et plus de 50 en 2005 pour les 5 lâchers de 2006.
La porte parole de l'ADDIP, association anti-ours, déclarait encore en aout 2007 : "S'ils réintroduisent des ours, nous mettrons le feu à la montagne !". 
Pour ces "ultrapastoraux"*, l'ours n'est acceptable qu'enfermé ou mort et refuser tout soutien à l'ours est leur position butée depuis le départ. Voilà en réalité le préalable qu'ils imposent à l'Etat et qu'ils veulent nommer "concertation". Voilà pourquoi ils ont saboté (vacarme incessant) ou boycotté la plupart des réunions de concertation de 2005.

2 - D'origine slovène, les ours sont "trop" carnivores ?
Les ours d'origine slovènes sont de la même espèce et mieux, de la "même lignée génétique" que les ours pyrénéens originels : la lignée Ouest.
Impossible de lâcher dans les Pyrénées des ours d'Espagne des Cantabriques pour cause de population encore trop faible et impossible choix Croate pour cause de rage.
Le choix Slovène a aussi été orienté par la très grande adaptation aux Pyrénées des 3 ours slovènes lâchés il y a 10 ans : de 3 en 1997, ils sont désormais une quinzaine sur 20 ours !
Qu'ils soient slovènes ou pyrénéens de souche, dans les Pyrénées, les ours ont strictement le même régime alimentaire et sont végétariens pour 60 à 80 % de leur alimentation. Plus de 10 ans de recul le prouvent : ce n'est pas son origine qui fait de l'ours un gros consommateur de brebis : c'est bien la différence de mode de gardiennage des troupeaux. Omnivore dit "opportuniste", l'ours attaquera toujours davantage les troupeaux dépourvus de mesures de protection. Quoi de plus logique ?

3 - Les ours  slovènes inadaptés aux Pyrénées ?
Parceque "Palouma" s'est tuée après avoir glissé sur une barre rocheuse ? La Slovénie n'est pas un pays de plaine et les ours y ont l'habitude de reliefs escarpés (le karst slovène est constellé de failles et de gouffres). Ce type d'accident arrive en Slovénie mais aussi ... à toute sorte d'animaux de montagne de quelque pays que ce soit.
Alors c'est l'accident de "Franska" qui prouverait que ces ours ne sont pas adaptés ? Franska a été traquée illégalement pendant des mois par les ultrapastoraux* qui se sont vantés d'avoir pour objectif de la faire redescendre en plaine vers la route nationale... ou de l'éliminer : on a retrouvé plus de 40 plombs de chasse dans son corps ! En Slovénie, ces 5 dernières années, 103 ours ont été tués dans des accidents de circulation.
Et surtout, quoi de plus fiable que des reproductions réussies pour juger de la bonne adaptation d'un animal à son milieu ? D'ores et déjà, "Hvala" lâchée en 2006 a apporté 2 oursons aux Pyrénées !
Les ours d'origine slovène ont même fait mieux dans les Pyrénées que les ours pyrénéens originels eux-mêmes avec des reproductions en âge précoce, des portées en moyenne plus importantes et un taux de survie des oursons supérieur.

4 - Ours et pastoralisme, cohabitation impossible ?
Non seulement la cohabitation existe et est pratiquée par un nombre grandissant d'éleveurs et de bergers mais en plus, elle a fait  ses preuves et permet de régler bien plus de problèmes que seulement celui posé par l'ours (autres prédations,vol etc...).
Une étude menée de 2003 à 2005 auprès de 37 éleveurs et sur 18 estives montre que la seule mesure de protection "chien patou" (qui fait fuir l'ours) a fait baisser les pertes de ... 90 % !  A cette mesure doivent s'en ajouter deux :
- regroupement nocturne du troupeau  en enclos cloturé (électriquement ou pas).
- présence effective du berger  (au quotidien et pas de façon simplement hebdomadaire)
Dans tous ces domaines, l'Etat propose des aides non négligeables.
Mieux, l'ours a permis en bien des lieux des Pyrénées une constante amélioration des conditions de vie des bergers et des éleveurs grâce aux financements qu'il a généré : le FIEP (Fond d'Intervention Eco-Pastoral, association de protection de la nature favorable à l'ours) en Haut-Béarn est à l'origine des primes de dérangement en cas d'attaques d'ours. En début et fin d'estive, sur toute la chaîne des Pyrénées, l'élevage en zone à ours bénéficie d'héliportages gratuits. La présence de l'ours a permis aussi de restaurer des dizaines de cabanes de bergers et évidemment, d'embaucher des bergers et toute une équipe de bergers itinérants chargés de mettre ces mesures en place. Le plan ours 2006-2009 redistribue ainsi 50% de son budget au pastoralisme ! Mais le pastoralisme bénéficie aussi de nombreuses autres aides publiques.
5 - Les ours en "réserve", un compromis ?
Les deux associations anti-ours ou leurs membres ont déjà plusieurs fois exprimé leur souhait d'en finir physiquement avec l'ours dans les Pyrénées. Ils sont prêts à la faire de façon passive (convaincre les autorités de ne plus rien faire pour  l'ours) ou de façon active comme ce fut le cas avec "Franska".
Par souci de "communication", les ultrapastoraux* laissent maintenant entendre, qu'ils sont favorables (!) à la présence d'ours... mais dans une "réserve" de 5 à 8000 hectares ! Or 20 ours ne resteront jamais perclus dans 8000 hectares. Cela signifie qu'il faudrait soit clôturer cette "zone", soit y exercer une surveillance des ours incompatible avec la définition même de ce qu'est un animal sauvage. L'Etat reconnaît que c'est "impossible à réaliser techniquement et pose un problème d'éthique en terme de conservation de la nature."
Mais pour les ultrapastoraux*, mettre en place dans les Pyrénées un monde à l'envers avec "Les animaux sauvages, en enclos ;  les animaux domestiques, en liberté !" semble devenu une priorité. En guise de compromis, c'est une négation pure et simple de l'ours qui est proposée à la société entière.

6 - Il n'y avait pas urgence à  renforcer , attendons encore !
Sur les 20 ours pyrénéens présents en 2007, seuls 2 (!) mâles ne doivent rien aux programmes de renforcement de 1996-97 et de 2006. C'est dire si les renforcements étaient nécessaires. Avant les 5 lâchers de 2006, une étude publiée dans les Comptes-rendus de l'Académie des Sciences (G. Chapron et al., CR Biologies 326, 2003), basée sur des modèles démographiques, préconisait les lâchers rapides d'au minimum 11 ours. Différée de 10 ans, l'opération ne réduirait plus le risque d'extinction. Or en 2006, seuls 5 ours ont été lâchés et deux sont morts ce qui fait 3 ours au lieu de 11 ... presque 4 fois moins que nécessaire !
Laisser la population d'ours française dans l'état actuel, c'est faire une croix définitive sur cette espèce et adopter une position revenant à éradiquer l'ours en France.
Sur base scientifique, on peut affirmer que si de nouveaux lâchers ne sont pas  effectués rapidement, tout ce qui a été organisé depuis 1996 pour l'ours  n'aura servi à rien.

7 - L'ourse "Franska", trop "carnivore" ?
Dès son lâcher, l'ourse "Franska" a dû faire les frais des méthodes ultrapastorales*: pots de miel contenant du verre pillé dispersé dans son secteur (11 pots!), traques et battues incessantes, jusqu'à la repousser (volontairement) sur la route qui lui fut fatale.
Or, comme l'indique Le Dr Claude Guiraud, vétérinaire et président du groupe d’étude européen d’Éco-pathologie de la faune sauvage de montagne. (GEEFSM)  : « (...)Un ours est à 80% végétarien. Le milieu où a été lâchée Franska est riche, mais fallait-il qu’elle puisse l’exploiter. Ramasser des végétaux, tubercules, des fruits… exige du temps et donc de la tranquillité. Traquée sans arrêt, l’ourse a paré au plus pressé pour se nourrir efficacement, d’où des prédations animales. Plus on gêne les ours, plus ils deviennent carnivores, se nourrissant à la sauvette.(...)>>  (La dépêche du Midi du 11 août 2007)

8 - Seuls les élus locaux devraient gérer l'ours ?
La plupart des élus locaux pyrénéens n'ont pas brillé par leur atttitude à l'égard de l'ours : au lieu de jouer leur rôle de médiateurs, de facilitateurs, de pédagogues, ils ont préféré griller l'ours comme un vulgaire fusible pour paraître comme des défenseurs des éleveurs... alors que bien souvent, ironie du sort, leurs décisions et leurs politiques n'ont pas servi le pastoralisme quand elles ne l'ont pas fragilisé.
Faut-il vraiment compter sur une gestion de l'ours à l'échelon local, sans un contrôle rigoureux de l'Etat ? Quand on sait qu'en Ariège, Augustin Bonrepaux, ex député et président du département participe  en personne à des battues anti-ours ? Quand le député Jean Lassalle crée une Institution (l'IPHB: Institution Patrimoniale du Haut Béarn) soit disant destinée à l'acceptation de l'ours ... tout en jouant les leaders anti-ours zélés dans les réunions publiques  ? Quand des élus ceints de l'écharpe tricolore viennent encourager le saccage d'un village pyrénéen qui s'est déclaré favorable à l'ours (Arbas, le 1er avril 2006) ?
Mais le "record" en matière de gestion locale de l'ours revient quand même à l'IPHB qui en 12 ans a perçu plus de 10 millions d'euros pour l'ours mais dont plus de 90% ont servi aux forestiers, chasseurs, éleveurs ... mais pas à l'ours dont la population est passée dans le même laps de temps, faute de lâcher et à force de temporiser pour courtiser tout ce monde, de 6-8 ... à 2 ours mâles ! Par contre, l'électorat de Jean Lassalle a bénéficié de la manne.
Pour l'ours, en dehors des communes de l'ADET Pays de l'Ours qui ont choisi un projet de territoire volontariste autour de l'ours et de son acceptation, l'échelon décisionnel local, sans réel contrat de droit avec l'Etat, n'a jamais été le garant de l'efficacité ni de l'acceptation de l'ours, il a au contraire servi pour amplifier la construction de son rejet et le clientélisme.

9 - Les pyrénéens sont contre l'ours ?
De loin, il peut sembler que toutes les Pyrénées se sont embrasées contre l'ours en 2006.
Quand on y regarde de plus près et quand on laisse aux pyrénéens la possibilité de s'exprimer sans pression et sans intimidation, on s'aperçoit que c'est toujours très majoritairement que les Pyrénéens se sont prononcés pour l'ours dans toutes les enquêtes rigoureusement étalonnées disponibles : en 2003 sur 409 personnes pour l'ADET et le WWF, ARSH en 2004  sur  400 personnes pour Pyrénées Magazine, Ifop en 2005 sur 900 personnes pour l'ADET et la totalité des consultations organisés par la presse sur internet depuis 2005.
Mieux, lors des 3 forums de concertation officiels où les personnes étaient choisies selon des "critères de représentativité de la population de montagne", des pyrénéens ont dit clairement leur souhait de pouvoir s'exprimer sur l'ours en dehors de la tutelle des élus, véritable aveu de cette "chappe de plomb" sur leur tête et sur le dos de l'ours.
Enfin, n'oublions pas les pressions violentes que les anti-ours font subir à tous ceux qui se prononcent pour l'ours (dégradations de biens, insultes, censure par la force...)
Dans un contexte où cette minorité terrorise ceux qui osent penser, parler, agir différemment, comment imaginer que le son de cloche favorable à l'ours puisse être audible  ?

10 - L'ours menace la biodiversité ?
C'est le nouveau discours des ultrapastoraux pour tenter de coller à l'actualité.
L'association FERUS  a regretté le 25 octobre dernier cette : " propension à trier entre les bonnes et les mauvaises causes (...). Si l’on accepte de perdre "quelques" espèces, on se résigne au fil du temps à en voir disparaître beaucoup plus."
Protéger l'ours, c'est protéger la grande diversité de ses habitats dans la montagne pyrénéenne. Les scientifiques disent de l'ours qu'il est une "espèce parapluie", abritant derrière sa protection un cortège impressionnant de plantes et  d'animaux pyrénéens.
L'étude des "cahiers d'habitat" du réseau Natura 2000 (MNHN) montre que pour les habitats naturels pyrénéens, les préconisations de gestion idéales lorsqu'il s'agit de recourir à des troupeaux pour garder ces habitats en "bon état de conservation", sont très majoritairement les solutions les plus compatibles avec les mesures de protection liées à l'ours : troupeaux au parcours contrôlable (grâce aux chiens et au berger) et où le gardiennage est effectif et constant.
La ministre de l'écologie n'avait-elle pas déjà fort justement indiqué en préface du plan de renforcement 2006-2009 :
"Garantir la survie de l'ours brun d'Europe, c'est précisément conserver plusieurs noyaux stables partout où il est encore présent. (...) Quelle que soit l'espèce, reporter sur d'autres pays la responsabilité de sa conservation c'est travailler, sans le dire, à sa disparition."

*Les ultrapastoraux : tous les éleveurs et bergers pyrénéens sont loin d'être devenus des "ultras" anti-ours. L'"ultrapastoralisme" n'est que la frange extrémiste d'un pastoralisme (élevage transhumant en montagne) qui se trompe de cible et selon lequel seules ses activités agricoles ont droit de cité en montagne, au détriment des espèces animales qui gènent la pratique exclusive de troupeaux  non "gardés" mais seulement "surveillés" de loin (dans l'espace et le temps). Leur hostilité concerne aussi certains autres types d'activités de montagne, en particulier le tourisme de découverte doux lié à la présence de l'ours. Les ultrapastoraux n'ont pas reculé devant la violence, le mensonge et l'intimidation pour parvenir à leurs fins et ils  refusent en général l'idée même d'essayer les mesures de protection des troupeaux. Ces "ultras" réclament une "concertation" au sujet de l'ours qui ne serait en réalité que la chambre d'enregistrement de leur volonté de voir totalement disparaître l'ours comme animal libre et sauvage dans les Pyrénées. Entretenant des liens avec CPNT ou la FNSEA, ils sont regroupés en associations fédérées par  l'ADDIP (ASPAP=09/ADIP=31/ASPP=65/FTEM=64). Bien que minoritaires, ils tiennent le haut du pavé médiatique depuis les lâchers de 2006.

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Document réalisé par un groupe de citoyens attachés à des Pyrénées sauvages et vivantes, avec l'ours, où l'homme et le sauvage cohabitent en bonne intelligence. Or ... c'est imparable :

L'ours disparaîtra des Pyrénées de façon certaine
si de nouveaux lâchers n'ont pas lieu rapidement.

Soutenez les associations pyrénéennes et nationales qui oeuvrent pour  des Pyrénées AVEC l'ours :
FERUS, ADET, SEPANSO, ACP, FIEP, Amopyc, WWF sur la toile : La Buvette des alpages et IPHB.org

L'ours, c'est surtout ce supplément d'âme qu'il donne aux Pyrénées par sa simple présence :
à chaque instant, la possibilité de l'apercevoir ou de trouver sa trace y est préservée,
c'est une richesse inestimable tant il est vrai qu'en Europe  ...
"une forêt sans ours n'est pas une vraie forêt" (Robert Hainard)
Paroles d'éleveurs et bergers pyrénéens cohabitant avec l'ours 
 
Heureusement, les pratiques et les aberrations ultrapastorales n'ont pas gagné l'ensemble du monde de l'élevage et des bergers des Pyrénées. Au contraire : nombreux sont ceux qui se sentent déshonnorés dans leur profession par autant d'outrances. Voilà quelques propos de montagnards pyrénéens qui prouvent que l'ours a toute sa place dans ces montagnes :

"(...) Nous pouvons profiter de l'image de l'ours comme un symbole de qualité pour valoriser nos produits, pour marquer notre spécificité tout en renforçant des professions en voie de disparition (bergers, éleveurs, prestataires de portages par bât ...). Nous voulons affirmer aux opposants que s'entêter dans la non-cohabitation en refusant d'utiliser les moyens de protection ne peut cautionner une "battue à l'ours" au XXIème siècle"
Communiqué de l'ACP (Association de Cohabitation Pastorale), 9 juin 2004

"L’association des bergers des vallées d’Ossau, Aspe et Barétous, (...) Réaffirme son engagement pour une montagne pyrénéenne où cohabitent un pastoralisme vivant et l’ours brun, souhaite que tout soit fait pour assurer, dans la concertation, un avenir à la population d’ours brun sur l’ensemble des Pyrénées et notamment dans le Béarn, souligne la nécessité de pérenniser les mesures en faveur des bergers transhumants dans la zone à ours des Pyrénées-Atlantiques."                         
Association des bergers des vallées d’Ossau, Aspe et Barétous, 6 juin 2005

"En estive, réputée difficile, nous avons préféré nous battre aupres du ministère de l'agriculte pour qu'il nous finance un 2ème berger plutôt que de nous battre contre l'ours. C'est vrai que cela n'est pas facile de changer de pratique. Mais je ne comprends pas que certains éleveurs qui savent que l'ours traverse leur exploitation ou leur estive ne mettent pas en place ces moyens de protections. Non ne me dites pas que cela n'est pas possible (beaucoups d'éleveur le font, plus que l'on ne le croit), que le gardiennage fait maigrir (le berger à quoi sert-il alors). Ne me dites pas que sans gardiennage les bêtes ne disparaissent pas, connaissent la limite de votre exploitation ou de l'estive."  (mai 2006)
"Hier au journal de 20 heures à la télévision, un gros titre « un ours a prédaté dans une bergerie en Haute Ariège ». Attention, le débat se réveille!
Pourtant, quoi d'extraordinaire qu'un prédateur fasse des dégât sur des troupeaux non protégés, que du bétail domestique fasse des dégâts dans des jardins mal clôturés, qu'un renard où un rapace entre dans une cour de ferme pour prendre poulets, canetons, que des ongulés sauvages fassent des dommages dans les champs de céréales non protégés. Les exemples ne manquent pas.
Que sommes nous devenus, nous paysans, pour affirmer que la cohabitation est impossible, être incapable de faire face à ce genre de problèmes et seulement proposer comme solution l'enfermement ou l'éradication de la faune sauvage ? (juin 2007)
Catherine Brunet, éleveuse en Ariège

"(...) Le renforcement de la populations d'ours dans les Pyrénées ajoute de nouvelles contraintes. L'histoire pourrait s'arrêter là. Les bergers éleveurs pourraient, par exemple, se battre contre l'ours. Ils tiendraient enfin un coupable. Et derrière les leaders, chacun prêcherait pour son exploitation en vantant les mérites d'un monde pastoral qu'une poignée d'hommes, silencieux eux, s'évertuent à maintenir par leur travail quotidien. L'ours finirait peut-être par disparaître. Mais rien n'aurait vraiment changé.
Alors oui, un autre avenir est possible. Il nécesite de concevoir la montagne comme un tout, où les résidents pastoraux cohabitent avec les forestiers, les chasseurs, les randonneurs, les citadins, et avec une montagne sauvage en équilibre avec leur activité.
En choisissant cette voie, le monde pastoral pourra retrouver ses valeurs. En s'ouvrant et non en s'opposant aux évolutions inéluctables de la société, il passerait outre le clivage ville-campagne qui certains revendiquent pour justifier intolérance et immobilisme.
En s'adaptant aux impératifs de préservation de la biodiversité, le monde pastoral, les communes propriétaires des estives et toutes les autres composantes de la montagne y trouveraient également leur compte.
Les troupeaux seraient de nouveau gardés, les bêtes mieux suivies et soignées, grâce à l'emploi supplémentaire de bergers. Leur travail de conduite guidée contribuerait à un meileur entretien de la montagne. (...)
Abdesselam Lagrissy, éleveur, Juillet 2006

"Fondamentalement, profondément, en tant qu'être humain et pyrénéen je crois que nos montagnes ne seront plus les mêmes; qu'elles perdent un peu de leur magnificence à chaque fois qu'un ours meure. Il est mythe et symbole de notre pays, il en est partie intégrante depuis toujours. Plus concrètement, il est aussi la preuve que nos paysages restent naturels où une biodiversité est encore possible et pas simplement un semblant de nature fait pour et par l'homme." "(...) Le monde agricole a souvent été caracterisé par son immobilisme, son refus de changement. En cela aussi l'ours dérange. Il est difficile d'admettre l'idée de devoir changer ses pratiques pastorales, et pourtant les pratiques ont déjà plusieurs fois changées. Que de différences entre les fruitières d'antan et la gestion actuelle où l'on trouve un pâtre pour 1000 à 2000 brebis, un vacher pour 100 à 300 vaches! N'y a-t-il pas là matière à réflexion, d'imaginer un partage de la montagne avant que celui-ci soit imposé de l'extérieur avec tous les inconvénients que cela induira automatiquement?(...)"                                              
Francis Chevillon, éleveur,  2004

"(...) ces réintroductions d’ours doivent bénéficier au pastoralisme, elles doivent permettre une meilleure prise en compte des besoins du pastoralisme, doivent lui permettre de moderniser ses équipements, de mieux faire vivre les bergers, de mieux entretenir la montagne.
Nous pensons que ce sont sur ces thèmes qu’il faut réfléchir, agir, revendiquer ; si demain les ours étaient tous retirés des montagnes, est-ce que pour autant tous les problèmes du pastoralisme seraient résolus ? Évidemment non.(...)" "(...) Le maintien de l’agriculture de montagne et de la faune sauvage pyrénéenne n’est pas impossible. Des éleveurs, des groupements pastoraux ont déjà franchi le pas, les résultats sont là. Oui, les moyens de protection des troupeaux face aux prédateurs sont efficaces.(...)" "(...) Le principal problème, c’est le prix à la production de l’agneau, actuellement en chute libre, de -15 et -20 % par rapport à la même période en 2006, alors que les prix de l’année 2006 n’étaient déjà pas brillants. Les cours sont actuellement à des niveaux qui sont inférieurs de plus de moitié aux coûts de production, tandis que les prix à la consommation de la viande d’agneau eux ne baissent pas. La plus grande des prédations actuelles n’est-elle pas le peu de valeur accordée à l’agneau produit dans nos montagnes?"
Association de Cohabitation Pastorale (La lettre de l'ACP, aout 2007)

par COMPAY publié dans : OURS
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Jeudi 9 août 2007

Franska est morte

L'ourse Franska est morte! D'après FERUS, l’ourse Franska a été retrouvée morte sur la route entre Lourdes et Argelès. Elle aurait été percutée par une voiture. FERUS a contacté l'Equipe Technique ours qui a confirmé l'information.

L'ourse Franska est morte Palouma, Franska,... des 4 ourses femelles réintroduites, il n'en reste que 2. La population résiduelle d'ours des Pyrénées est plus que jamais en danger. Voilà qui met fin à la polémique et à l'enquête sur la normalité du comportement de l'ourse Franska. J'imagine qu'on saura assez vite si Franska a été effectivement heurtée par une voiture. On est en droit de se demander si les traques successives de l'ourse Franska n'ont pas perturbé le comportement de cette ourse. Mais les auteurs dorment comme des bébés malgré la plainte déposée dernièrement par AVES.

Que vont décider les autorités pour la sauvegarde de cette maigre population? De nouvelles réintroductions? Il va falloir se battre pour sauver les ours et pour sauver le pastoralisme. Les 2 risquent de s'éteindre en même temps!

Baudouin de Menten le 9 août 2007 dans Actualités ours des Pyrénées 2007, Ourse Franska | URL | Commentaires (0) | TrackBack (0)

 

par COMPAY publié dans : OURS
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Mercredi 8 août 2007

OURSE FRANSKA : le programme de ré-introduction de l’ours

dans les Pyrenées doit être maintenu

        

L’ourse Franska pose effectivement des problèmes en Hautes-Pyrénées, mais par le passé, les ours Néré et Papillon posaient également des problèmes en Haute Pyrenées alors que dans d’autres secteurs où ils ont pu se trouver (dans le Béarn ou les Pyrenées centrales), ils n’en posaient aucun !

En réalité, le pastoralisme sans berger et sans chien de protection pratiqué dans les Hautes Pyrenées est la véritable cause. 99% (près de 20 000 par an) des morts de Brebis n’ont aucun lien avec l’ours (chiens, asticots, absence de soins, vols).

Ces deux considérations doivent conduire le gouvernement à faire une analyse raisonnable et non passionnelle : la capture de Franska ou l’idée de « parquer » les ours ne serviraient à rien qu’à satisfaire des revendications d’éleveurs qui ont l’illusion que tout ira mieux pour eux après ! :

Parquer les animaux sauvages et laisser divaguer les animaux domestiques ne serviraient à rien car la majorité des actes de prédations ne sont pas le fait des ours. Il faut en faire plus dans le dialogue avec les éleveurs pour que les pratiques évoluent. Un pastoralisme sans prédateur (on ne peut pas parquer tous les prédateurs !) est une illusion.

En réalité, il y a moins de pertes sur les troupeaux grâce au retour de l'ours. Les aides aux éleveurs liées à la ré-introduction de l’ours pour des actions de protection sauvent davantage de bêtes que les 200 à 300 brebis que tuent les ours chaque année. Si ces mesures (des bergers, des chiens de protection et des clôtures électriques) étaient généralisées, ce serait des milliers de têtes qui seraient épargnées !

La France va-t-elle rester la risée du monde entier, elle qui donne des leçons et ne sait pas vivre avec 20 à 25 ours quand nos voisins vivent sans difficultés majeures avec des centaines d'ours et des milliers de loups !

Alors que le Grenelle de l’environnement veut afficher l’ambition environnementale de la France, il serait plus que contradictoire de s'en prendre à l'un des symboles de la biodiversité en France.

par COMPAY publié dans : OURS
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Mercredi 8 août 2007

 

 

 

26 juillet 2007

 

 

Document de travail remis ce jour à la ministre, Mme Kosciusko Morizet.

 

 

FERUS , Pays de l'Ours-ADET et le WWF France

 

Dossier OURS : le gouvernement doit trouver une sortie par le haut.

 

 

 

Une actualité à haut risque du fait des ennemis de l'ours.

 

 

Nous entendons des gens proclamer sans se cacher qu'ils vont abattre un ours, voire plusieurs. Nous les voyons organiser des battues avec des armes, tirer des coups de feu. Nous lisons que désormais des bergers vont monter la garde auprès de leurs troupeaux avec des fusils et qu'ils n'hésiteront pas à s'en servir.

 

Dans le même temps nous constatons que l'association qui milite pour la destruction de l'ours  impute sans preuve à cet animal la totalité des morts d'ovins et de bovins qui surviennent dans la zone à ours, et réclame l'éradication de l'espèce.

 

L’ourse Franska chassée par des battues illégales a été contrainte de descendre en plaine. Ce sont les organisateurs de ces battues qui l'ont poussée dans les villages. Et ceux qui sont à l’origine de son déplacement en profitent pour faire croire que l’ours est dangereux pour l’homme.

 

Heureusement, les gens ne sont pas dupes : La Dépêche du Midi a lancé sur internet il y a plusieurs jours un sondage sur la question : "Faut-il capturer l’ourse Franska ?". Les résultats ont été sans appel, 82 % des votants étaient CONTRE cette capture (*).

 

Nous demandons que les autorités rappellent solennellement, sans attendre une bavure, que détruire, tenter de détruire ou encourager à détruire une espèce protégée est illégal et inacceptable. Elles devraient aussi prendre toutes dispositions pour ne pas laisser le champ libre à des personnes irresponsables, armées, capables du pire.

 

Nous demandons également que des enquêtes soient diligentées sur les menaces anonymes adressées aux agents chargés du suivi de l'ours, aux dirigeants associatifs favorables à l'ours, ainsi que sur les atteintes aux biens commises contre leurs locaux.

 

Le gérant d'un magasin, d'un restaurant ou d'un hôtel, le responsable d'un syndicat d'initiative, un maire ne peuvent plus afficher une image d'ours comme symbole de la nature dans les Pyrénées, ils ont trop peur des représailles. Est-ce normal ?

 

Le retour à la sécurité et l'arrêt des agissements illégaux est une condition préalable à toute poursuite de la concertation si l'on veut que cette dernière soit autre chose qu'un simulacre.

 

 

Vers une « remise à plat » du dossier ?

 

 

Nous constatons que les personnes qui ont encouragé et parfois organisé des battues à l’ours illégales ont été reçues par la conseillère « environnement » de Nicolas Sarkozy avant de  l'être par la secrétaire d’Etat chargée de l'Ecologie. Nous lisons (« le Parisien » du 21 juillet) que le gouvernement « prépare une remise à plat complète du plan de réintroduction » des ours.

 

Cette remise à plat peut être l'occasion de faire progresser un dossier complexe. Elle ne doit pas être un slogan destiné à gommer des années de travail rigoureux.

 

Les pouvoirs publics français auraient-ils honte d'avoir adopté un programme complet de renforcement de la population d'ours bruns dans les Pyrénées, couplé avec un plan de soutien à l'économie de montagne ? Penseraient-ils qu'on peut débattre de la biodiversité à Paris, et proclamer l'arrêt de toute perte de cette dernière à partir de 2010, tout en la sacrifiant sur le terrain dès qu'elle est confrontée à des intérêts hostiles ?

 

L'Etat en s'engageant dans une protection active de l'ours savait qu'une population en bon état signifiait plusieurs dizaines d'ours, qu'ils seraient tous tentés un jour ou l'autre par des moutons si ces derniers n'étaient pas protégés, mais qu'une cohabitation entre l'ours et les activités de montagne était possible si chacun y mettait du sien comme dans d'autres pays d'Europe occidentale.

 

Une éventuelle « remise à plat » passera par la reprise de toutes les études qui ont été conduites pendant des années pour conclure à la nécessité et à la faisabilité d'un sauvetage des ours dans les Pyrénées.

 

La question préalable est celle de la présence même de l'espèce dans le massif Pyrénéen. L'ours n'a jamais disparu même s'il a énormément régressé, ce n'est pas une espèce réintroduite. Jusqu'à présent les gouvernements successifs, depuis le vote de la loi sur la protection de la nature en 1976, se sont efforcés d'empêcher les disparitions d'espèces du territoire français et y sont parvenus. Aucune espèce de vertébré n'a disparu de France en trente ans. Soutenir que la présence de l'ours n'est pas compatible avec l'élevage, c'est demander qu'on l'éradique (directement en éliminant les individus présents, ou indirectement en empêchant leur reproduction). Nous n'imaginons pas que le nouveau gouvernement se lance dans une telle aventure, en plein « Grenelle de l'Environnement ».

 

Les programmes d'action en faveur de la biodiversité se déroulent sur de longues périodes, ils sont décidés sur la base d'études sérieuses. Les milieux naturels et les espèces en danger ne survivraient pas à des changements de cap déclenchés par les avatars de la vie politique.

 

La question suivante sera celle de la présence d'habitats naturels disponibles et convenables pour l'ours dans les Pyrénées. Les études passées ont toutes conclu par l'affirmative, et les ours ont ratifié les études : malgré le braconnage, le taux d'accroissement des ours dans les Pyrénées françaises a été remarquablement élevé depuis le renforcement de 1996/97, plus que dans l'opération « jumelle » de renforcement d'ours du Trentin italien.

 

 

La question centrale sera bien sûr celle de l'élevage ovin et de la prédation due à l'ours. Le dossier soumis à la concertation pendant un an (2005_2006) semblait avoir fait le tour de la question mais bien entendu nous ne demandons pas mieux que de revoir tous les aspects. A l'époque on soulignait le très faible taux de protection des troupeaux, notamment le peu de bergers (176 sur l'ensemble de la chaîne pyrénéenne pour plus de 600 000 moutons). Les éleveurs disent que des troupeaux correctement protégés (c'est à dire dotés de chiens patous bien dressés et surveillés la nuit) ont subi des attaques d'ours meurtrières. Nous demandons que ces faits, s'ils sont avérés, fassent l'objet d'études approfondies et de commentaires de la part d'experts neutres puisque nous pensions que la protection des troupeaux faisait chuter de manière spectaculaire le nombre des attaques et le nombre de brebis perdues.

 

Nous savons que les aides publiques, importantes (cumulées, elles représentent 60% de l'excédent brut d'exploitation des éleveurs-source DRAF Midi-Pyrénées) sont inférieures pour l'élevage ovin à celles qui sont perçues par l'élevage bovin, et que tous les élevages sont pénalisés dans la PAC par rapport aux cultures intensives de plaine. Nous n'ignorons pas que les pertes dues à l'ours et les traumatismes suivant les attaques peuvent être insupportables pour ceux qui les subissent. Les compensations et les aides diverses, si elles sont justement attribuées, ne seront jamais trop élevées. Mais nous disons toujours que la mort de quelques centaines de brebis par an (200 en moyenne avant le dernier renforcement, sur plus de 600 000 moutons) ne légitimera jamais l'éradication du plus important mammifère sauvage d'Europe occidentale.

 

Les anti-ours ont soulevé deux nouvelles questions, celle dite du « cantonnement » et celle de la perte de biodiversité que causerait l'ours.

 

En cas de « remise à plat » nous travaillerons bien volontiers sur ces deux questions aux côtés d'experts indépendants et aux côtés des services de l'Etat auxquels nous faisons confiance a priori.

 

Le « cantonnement » est un mot vague qui peut orienter les esprits vers deux types de solutions. La première serait un ou plusieurs engrillagements, des parcs de vision comme il en existe beaucoup. Elle équivaudrait à éradiquer l'ours des milieux naturels français, elle est évidemment exclue sauf si l'on opte pour cette éradication. La seconde (assez proche du cas de la Slovénie mentionné par les anti-ours) consisterait à créer des parcs nationaux de taille suffisante pour accueillir une population d'ours en bon état de conservation, soit au moins cinquante ours. L'élevage en serait banni, puis se poserait la question de la chasse et de l'exploitation forestière, qui ont fait capoter les projets de parcs nationaux dans les Pyrénées (celui des Pyrénées occidentales n'inclut pas, hélas, de forêt à ours). Il faudrait des « cantonnements » de plus de 300 000 hectares cumulés (une femelle occupe entre 5 et 10 000 hectares) reliés entre eux par des « corridors naturels ». Cela ne serait pas mauvais pour l'ensemble de la nature dans les Pyrénées, mais nous sommes réalistes et nous n'y croyons pas.

 

Pour la biodiversité, nous demandons bien entendu que des scientifiques indépendants se prononcent. Avant l'arrivée des éleveurs, il y a 6000 ans, les prairies naturelles étaient créées par des avalanches, des incendies, et entretenues par des herbivores gros (aurochs, bisons) moyens (chevaux sauvages, cerfs) et petits. La moins mauvaise substitution est le mélange de bovins, de chevaux, de moutons et d'ongulés sauvages, cerfs chevreuils et isards. Mais il n'y a plus que 150 000 vaches et 12 000 chevaux dans les Pyrénées.

           

Les moutons ne bloquent pas la progression d'espèces végétales qu'ils ne consomment pas (fougères, rhododendrons, saules, airelles, genévriers par exemple). Ces plantes envahissent le terrain et favorisent la présence d'insectes qui leurs sont inféodés. A l'inverse le surpâturage des moutons finit par interdire la floraison, la reproduction et finalement la présence de nombreuses espèces végétales, entraînant à sa suite la disparition des insectes qui en dépendaient. Cette tendance s'accroît avec la montée précoce en alpage grâce aux camions, alors qu'autrefois la floraison de printemps intervenait avant l'arrivée des troupeaux. Les produits vétérinaires rejetés par les moutons détruisent les scarabées qui se nourrissent de leurs déjections, et les oiseaux qui mangent ces insectes. Une grande concentration de moutons a déjà provoqué des épidémies de kératoconjonctivite ou de brucellose, mortelles pour les isards et les bouquetins. Enfin les troupeaux laissés libres ne contournent plus les petites zones humides d'altitude, oasis d'une biodiversité rare et concentrée. Leur piétinement et leurs déjections dessèchent les sols et polluent les eaux.

 

On ne peut donc affirmer que la présence de moutons est dans tous les cas bénéfique pour la biodiversité, cela dépend de la conduite des troupeaux et du nombre de têtes. On ne peut évidemment pas dire qu'éradiquer l'ours améliorerait la biodiversité, sauf à décréter progressivement que la biodiversité c'est l'ensemble des espèces moins celles qui déplaisent, l'ours pour les uns, le héron ou le renard pour les autres, le frelon ou le moustique pour beaucoup...

 

 

Pour une relance de la concertation

 

Les protecteurs de l'ours ne souhaitent pas que les autorités prennent des décisions sans avoir examiné sérieusement les données du problème ni surtout avoir entendu toutes les parties. Au contraire. Nous sommes ouverts au dialogue comme toutes les associations concernées par la conservation de la nature dans les Pyrénées, soucieuses d'un développement équilibré de la montagne qui fasse une place à la fois à l'homme et aux espèces sauvages. L'échange d'arguments ne nous fait pas peur, et nous ne pratiquons ni les coups de gueule, ni les coups de force.

Nous avions réclamé au moment de la préparation du programme de renforcement de la population d'ours un véritable débat public sous l'égide de la Commission Nationale du Débat public, nous y sommes prêts. Les ennemis de l'ours prétendent qu'il n'y a pas eu de concertation, ce qui est faux. Les nouveaux gouvernants (comme l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle) disent qu'il n'y a pas eu assez de concertation, ce qui n'est pas aimable pour les préfets et les précédents ministres. Qu'à cela ne tienne, organisons un débat public avec un dossier préparatoire solide, des réunions sérieuses, des échanges de propositions bien charpentées, et parlons des moyens pour l'action. Les ennemis de l'ours disent que les Français n'en veulent pas , ce que contredisent toutes les enquêtes d'opinion. Même s'il est curieux de subordonner une politique de protection d'une espèce aux suffrages du public...redemandons leur avis aux Français. Et en attendant, restons dans la légalité.

(*) http://www.ladepeche.com/asp/sondage sur la question : "Faut-il capturer l’ourse Franska ?" Résultats au 22 juillet 2007 à 20h : 1646 votants : 18 % "oui" et 82 % "non".

 

 

Rejoignez l'association FERUS !!!

 

Sandrine ANDRIEUX

FERUS http://ours-loup-lynx.info / www.ferus.org

Chargée de communication / contact presse

06-14-64-18-00 / 0875 77 55 61

andrieux-sandrine@wanadoo.fr

Rédactrice en chef "La Gazette des Grands Prédateurs"

gazettegrandspredateurs@ours-loup-lynx.info

 

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Mercredi 8 août 2007
Pierre Coudouy
Photographe de reportage

(contact@coudouy.com)


-  Rencontres & dédicaces autour du livre "Berger au pays de l’ours" :
. les 11 & 12 août, sur le stand des éditions MonHélios,
   pour le Salon du Livre de Biarritz (64)
. les 1 & 2 septembre, sur le stand des éditions MonHélios,
   pour le Salon du Livre des Pyrénées et de la Nature
   à la Bastide-de-Sérou (09) + une exposition et une conférence
. les 6 & 7 octobre, sur le stand des éditions MonHélios,
   pour la Foire au Fromage de Laruns (64)
. les 13 & 14 octobre, sur le stand des éditions MonHélios,
   pour les Journées du Livre d’Orthez (64)
. les 20 & 21 octobre, sur le stand des éditions MonHélios,
   pour Lire en Tursan à Geaune (40)
. à suivre...

Pierre Coudouy nous fait découvrir, par le texte et par l’image (180 photos prises sur le vif), le quotidien de Daniel, berger transhumant dans les Pyrénées, et de Rachel. Un troupeau d’une centaine de brebis béarnaises et de quelques vaches donneront le lait pour faire les fromages qui font leur renommée.
Un témoignage fort sur cette vie pastorale de montagne où le berger répète les gestes ancestraux, vit au rythme des saisons en respectant les lois de la nature.
Être berger au vingt-et-unième siècle, être berger au pays de l’ours ou la noblesse d’un métier.

 

(en vente partout, imprimé sur papier recyclé Cyclus 130 gr)
Publié aux Éditions MonHélios, distribution Rando Diffusion

-  À paraître (titre TRÈS provisoire...)  :
 "Domaine Bellauc, naissance d’un grand vin.
 Viticulture en bio-dynamie dans la région du Jurançon" 

 (
Éditions MonHélios, 4e trimestre 2008, collection "Sur les pas de")
 De la plantation de la vigne à la commercialisation du premier millésime,
 5 ans de reportage sur les coteaux de Monein, au coeur du Béarn,
 avec Marie-Blanche & Gil du Domaine Bellauc.

-  Reportage en cours :
."Ousse-des-Bois : vies de cité"
(fin prévu en 2010)
 Au Hameau, quartier dit "sensible" de la ville de Pau, un autre regard sur
 la vie au quotidien dans la cité de l’Ousse-des-Bois, en pleine rénovation urbaine. 
."Pour une eau vivante" (histoire sans fin ?)
 Au départ, c’est le combat de l’association Gabas Nature
 contre en projet de barrage sur le Gabas, petite rivière des Pyrenées...

 

 

© Pierre Coudouy (N°SIRET : 432 172 377 00017 / Adhérent UPC & SAIF)

 



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