Autorisation du contournement autoroutier de Strasbourg : l’esprit du Grenelle à nouveau trahi
Les Verts disent leur consternation suite à la signature de la déclaration d’utilité publique du projet de contournement autoroutier de
Strasbourg par le ministre Jean-Louis Borloo.
Ce projet date de 1965, l’âge d’or du tout routier. Il constitue une menace objective pour la biodiversité locale, notamment le grand hamster l’Alsace en voie de disparition. Il détruira des terres
agricoles utiles pour la production localisée de bio. Il ne réduira quasiment pas l’engorgement routier (- 4,6 %). Il sera privé et payant pour les usagers alors même que les revenus des Français
diminuent. Et comble de l’absurdité, il ponctionnera aux transports collectifs les budgets absorbés par les subventions d’équilibre que ne manqueront pas de payer les collectivités.
On voit avec cet exemple supplémentaire que le Grenelle de l’environnement n’a pas changé grand chose dans les faits. La France reste engluée dans l’idéologie du tout routier, pour les personnes
comme pour les marchandises.
Pourtant, M. Borloo, qui s’était baigné à Bali sous l’oeil des caméras afin d’observer les conséquences du réchauffement climatique sur le corail, devrait savoir que cette autoroute alimentera les
émissions de gaz à effet de serre… Même si l’écologie est l’affaire de tous, il est clair que tous les partis ne lui accordent pas la même importance. M. Borloo il n'a ni empêché la fermeture de
centaines de gares de fret ferroviaire ni empêché la construction de nouvelles autoroutes comme il s'y était engagé publiquement.
Après les maisons à 100 000 euros qui ne sont pas sorties de terre, Jean-Louis Borloo a porté une autre glorieuse invention : la révolution écologique qui n’a pas lieux. Bel exemple de probité
politique.
Anne Souyris
Porte-parole nationale
06 89 91 44 42
Coupe sombre sur le personnel du fret ferroviaire : triste avenir pour notre planète en perspective
Les Verts estiment une fois de plus inconséquente l'action du gouvernement en matière environnementale et sociale.
D'un côté, annonce du développement ferroviaire et de modes de consommations d'énergies alternatives, de l'autre, fermeture de plus de 250 gares de marchandise et suppression de plusieurs milliers
de postes en 2007 et d'un millier au bas mot pour le fret dans le budget SNCF en 2008.
D'un côté grand tralala du Grenelle et sauvetage de la planète la main sur le coeur, de l'autre aucun effort financier pour sortir du tout voiture, gangrène de notre planète et raison majeure du
dérèglement climatique.
D'un côté, décroissance des emplois à venir pour toute l'économie reposant sur le pétrole, de l'autre, une politique de restriction du nombre d'emplois.
"Ceux qui restent gagneront plus" dit la direction de la SNCF. Comme M. Sarkozy l'a promis dans tous les secteurs en particulier public, en particulier pour l'éducation. Et ceux qui ne
travailleront plus, qu'en fera-t-on?
"Que reste-t-il du Grenelle, si ce n'est des promesses et des déceptions?", s'interroge enfin Anne Souyris, porte-parole des Verts.
--
___________
Anne Souyris, porte-parole nationale des Verts
06 89 91 44 42
Dimanche 16 décembre 2007
Le combat contre l'A65 prend une nouvelle tournure, nationale, depuis
les déclarations du Grenelle. C'est le plus gros chantier autoroutier à
venir et les déclarations de Borloo sur les autoroutes n'auront aucun
sens si ce dossier n'est pas rouvert.
Pour signer l'appel, rendez-vous sur le site www.asso-arlp.org
<
http://www.asso-arlp.org/>
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Vendredi 16 novembre 2007
RFF déraille
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Après le projet de fermeture de 262 gares de fret, Réseau Ferré de France prévoit maintenant la suppression de 165 km de lignes du réseau secondaire au niveau national, dont 23,7 km en Gironde sur la section de Blaye-St Mariens.
Le groupe des Verts au Conseil régional d’Aquitaine dénonce ce projet de suppression de ligne en Gironde et demande à RFF non seulement d’annuler sa décision mais aussi d’envisager rapidement les investissements nécessaires à sa rénovation.
Cette décision de fermeture de la ligne Blaye-St Mariens est en fait la suite logique du refus de l’État d’inscrire dans le contrat de projet 2007-2013 les crédits nécessaires à sa rénovation. Mais elle est lourde de conséquences en termes d’aménagement du territoire et de contribution à la résolution des problèmes de congestion automobile de l’agglomération bordelaise, notamment au regard des difficultés des habitants du Blayais qui sont fortement handicapés pour y accéder.
Cette section de ligne Blaye-St Mariens accueille actuellement un trafic de fret marchandises et pouvait être susceptible d’accueillir du trafic voyageur. A ce titre, en 2005, la Région Aquitaine avait mené une étude socio-économique sur la faisabilité de réouverture aux voyageurs de ce tronçon.
Le réseau ferré secondaire, qui maillait autrefois la totalité du territoire français avant le triomphe de l’automobile, a été certes considérablement réduit, mais demeure encore aujourd’hui un pilier incontournable pour la mise en oeuvre d’une nouvelle politique de transport et de déplacement, basée notamment sur le report modal de la route vers le rail des voyageurs et des marchandises.
Une fois de plus, à travers cet exemple, les Verts constatent amèrement que la révolution écologique annoncée par le Grenelle de l’Environnement est bien loin d’être enclenchée. Il appartient au Président Sarkozy et à son gouvernement de mettre en accord ses déclarations avec ses actes. Chaque kilomètre de ligne supprimé par RFF revient à jeter sur les routes des milliers de camions et de voitures. Quand RFF va-t-il prendre le train du développement durable ?
par COMPAY
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Mercredi 14 novembre 2007
Report modal des transports de marchandises :
un service d'autoroute ferroviaire sur les rails dès 2009
Jean-Louis Carrère, vice-président du Conseil régional d'Aquitaine en charge des Transports, des Infrastructures et de l'Intermodalité, et Philippe Mangeard, président de Modalhor, annonceront officiellement la mise en place d'un service d'autoroute ferroviaire dès 2009 ce jeudi 15 novembre 2007 à 10 heures 30 à Biarritz (centre Bellevue).
Plus de ferroviaire, c'est moins de camions sur les routes. Un constat simple et évident pour lequel la Région Aquitaine se bat depuis plusieurs années en préconisant d'utiliser les voies existantes et libérées pour le TGV Sud Europe Atlantique pour un transport ferroviaire de marchandises de masse.
Sur ce corridor Atlantique, les études d'identification d'un marché potentiel, les études de capacité, celles socio-économiques, et les enquêtes auprès des transporteurs ont démontré tout l'intérêt ainsi que la viabilité d'un service d'autoroute ferroviaire concentré, cadencé et longue distance.
Jean-Louis Carrère et Philippe Mangeard affirmeront que la mise au gabarit des ouvrages sur cet axe (voûte des tunnels et bas quais) et le chantier de chargement seront financés en 2008. Ainsi, depuis ce site, une expérimentation sera lancée dès 2009 sur un itinéraire alternatif Bordeaux - Saintes - Niort vers le sud de Paris.
L'objectif final est de permettre aux camions d'embarquer directement leurs remorques sur des trains de grande longueur grâce à du matériel surbaissé sur un axe Bayonne - Paris - Lille.
Calendrier opérationnel :
- Dès 2009 : expérimentation grâce à la mise en place d'un itinéraire alternatif 8 sillons (capacités de 4 AR/jour) seront disponibles pour un service permettant de capter 600 poids lourds par jour.
- Vers 2012/2013 : une fois la mise au gabarit GB1 des tunnels terminés côté français et les travaux de capacités réalisés au sud de Bordeaux, le service pourrait passer à 20 AR par jour, soit 1.600 poids lourds par jour captables, soit près de 8 Mt/an. Lorsque l'Y basque sera réalisé dans sa section Vitoria-Hendaye, le transbordement pourra se faire depuis la plate-forme de Vitoria.
- Vers 2016 : une fois réalisé le TGV Tours-Bordeaux et la LGV Madrid-Hendaye : 30 AR par jour, soit près de 2.000 poids lourds par jour captables, soit près de 10 Mt par an.
Modalhor est un constructeur français de wagons surbaissés et porteur de ce projet en tant que candidat pour être l'opérateur de service.
Contact presse : Rachid Belhadj : 05 57 57 02 75 / 06 18 48 01 79 - presse@aquitaine.fr
par COMPAY
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