Avortement en danger : les Verts appellent à la vigilance

Publié le

Communiqué de presse des Verts du 14 février 2008 

 

 

 

Avortement en danger : les Verts appellent à la vigilance

 

 

La Cour de Cassation a jugé qu’un fœtus sans vie pouvait être déclaré à l’état civil, et ce quel que soit son niveau de développement.

Sous le prétexte de reconnaître un droit « à faire leur deuil » à des couples ayant conçu un embryon qui s’avère non viable, en le « nommant » avec prénom et nom et en le faisant inscrire à l’état civil ainsi que sur les livrets de famille… la Cour de Cassation vient de reconnaître de fait le statut   « d’enfant » à ce qui n’est encore qu’un certain nombre aggloméré de cellules, mais aucunement un enfant.

Même si l’on peut comprendre la douleur des femmes et des couples suite à une fausse couche tardive, à 6 mois ou plus de grossesse, cela n'a rien à voir avec la perte d'un enfant. Le deuil d'un enfant est enfin sans commune mesure avec la perte d’un foetus de 18 semaines d’aménorrhée et de 155 grammes.

Un fœtus mort né reste un fœtus qui n’a jamais joui de la vie et ne saurait donc être mis au même rang qu’un enfant dont la naissance réjouit une famille. Les Verts restent extrêmement vigilants quant aux conséquences de ces arrêts de la cour de cassation qui, de plus font fi  un amendement déjà refusé par les parlementaires à l’Assemblée Nationale.

En aucun cas il ne peut être envisagé de donner un statut juridique à un fœtus mort-né, quelque soit son niveau de développement.

Cette reconnaissance juridique octroyée par la Cour de Cassation s’inscrit dans l’offensive de tous les groupes anti-avortement qui n’ont de cesse de faire reconnaître les fœtus comme des « enfants ». Elle vient conforter ces groupes dans leur volonté de remise en cause du droit à l’IVG. Ils n’auront de cesse d’essayer de l’obtenir et ces trois arrêts sont un précédent dangereux.

Les Verts condamnent ces offensives anti-avortement et continueront à se battre pour que les droits des femmes à disposer de leur corps, de choisir ou non d’avoir un enfant, restent garantis
.



 

 Anne Souyris

 Porte-parole 

Publié dans SANTE

Commenter cet article