Pour une fois que Chirac veut tenir une promesse électorale !
Déjà que l'Allemagne ne veut pas de la baisse de la TVA pour les restaurateurs, voilà que maintenant d'autres pays européens ne souhaitent plus avaliser le taux de TVA sur le BTP. Quand le bâtiment ne va plus.....
L'aspect clientéliste de cette promesse n'aura échappé à personne.
40 000 emplois potentiels seront ainsi perdus et les perroquets de mauvaise augure de répéter à l'envie que c'est la faute de l'Europe et qu'en plus -et surtout- celà risque de faire perdre des voix à Villepin. Les emplois dans la restauration ne passent pas pour les plus qualifiés ni les mieux rémunérés. or les éxonérations de taxes et cotisations sur les bas salaires sont depuis longtemps légions et n'ont que rarement contribué à une relance des embauches.
Le coût pour la collectivité serait de 3 millards d'euros soit 75000 euros par emploi créé, financé soit par les impôts, soit par des diminutions de dépenses -dont on se demande bien où le gouvernement peut les trouver- soit par l'augmentation du déficit budgétaire.
En dehors des salaires et des cotisations de ces -tant espérés- 40 000 emplois, où donc iraient ces milliards ?
Dans les profits de la profession, et éventuellement dans une certaine diminution des prix des repas au restaurant. A qui donc profiteraient alors ces subsides, les plus favorisés, ceux qui fréquentent régulièrement ces établissements.
On voit donc bien qu'après les baisses d'impôt sur le revenu, la réforme voilée de l'ISF, cette mesure vise en fait à favoriser la clientèle électorale de la droite.
PRIVILEGES, PRIVILEGES
Vous avez dit RESTAURATION.
Il est vrai que 3 milliards représentent le coût de100 000 emplois publics. Il vaut sans doute mieux financer à peine la moité dans le privé et faire disparaitre les services publics.


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