Communiqué
de presse du 6 avril 2009
Non au délit de solidarité!
Garde à vue d’une bénévole des restos du coeur, garde à vue d’un permanent d’Emmaus et
perquisition des locaux de l’association à Marseille, les poursuites dont sont victimes des travailleurs sociaux ou des bénévoles qui aident les personnes en situation irrégulière
deviennent systématiques.
Pire encore le gouvernement fixe des quotas d’interpellation des « aidants » comme il en fixe pour les sans-papiers.
La solidarité, la simple action humanitaire sont donc devenus des délits en France !
Demain le médecin qui soigne un sans papier, l’instituteur qui enseigne seront-ils aussi inquiétés ?
Dans sa chasse aux sans-papiers et son obsession du chiffre, le gouvernement piétine les valeurs élémentaires et les droits de l’homme. Avant d’être des sans papiers, il s’agit avant tout d’êtres
humains en difficulté, isolés, démunis. Les traiter comme des criminels, et même pire : comme s’ils n’avaient pas droit à la moindre solidarité humaine est moralement inacceptable.
Les Verts soutiennent la journée de mobilisation « Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit ! » qui aura lieu mercredi 8 avril devant les Palais de
Justice des principales villes de France à l’appel des associations (premiers signataires : Emmaüs France / RESF / Fédération Entraide Protestante / Cimade / Comede / Gisti / FASTI / UNIOPSS /
Secours Catholique/LDH)



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